En manque de surveillants

amandine rancoule

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Le 4 avril dernier, les syndicats ont déjà bloqué la prison des Baumettes (9e).
Le 4 avril dernier, les syndicats ont déjà bloqué la prison des Baumettes (9e). — p.magnien / 20 minutes

Nouvelles actions. Les syndicats de surveillants pénitentiaires ne désarment pas. L'Union interrégionale de syndicats pénitentiaires Force ouvrière (FO) dénonce toujours le manque d'effectifs de surveillants et lance un appel pour bloquer les prisons. Des manifestations devraient se tenir ce mercredi, devant le centre de détention de Salon, le centre pénitentiaire de Toulon et la maison d'arrêt de Nice. Jeudi, le centre de Luynes devrait à nouveau être bloqué, avec la direction interrégionale des services pénitentiaires à Marseille.

« Cinq secondes par détenu »
« Nous voulons empêcher les extractions et l'entrée des intervenants, explique Laurent Paquet, le délégué régional FO. Le parloir des familles et les urgences médicales sont assurés. » Depuis plusieurs semaines, les syndicats demandent davantage d'effectifs dans les prisons. Selon eux, il manquerait 550 postes en France, dont 53 en Paca. « Aujourd'hui, lorsque l'on ouvre une porte de cellule, nous avons cinq secondes à consacrer à chaque détenu : nous n'assurons plus notre mission d'écoute et de dialogue », regrette Laurent Paquet. Le mois dernier, Michel Mercier, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés, en visite à la prison des Baumettes (9e), a rencontré les syndicats sur le cas de Luynes, prison prévue pour 600 détenus qui en accueille 850. Il s'était, selon les syndicats, engagé « à se pencher » sur la situation. « Nous n'avons aucune nouvelle, ce n'était que du vent », dénonce FO, promettant de nouvelles actions.