Le socialiste Henri Jibrayel a convoqué mercredi une conférence de presse pour dénoncer cette bagarre.
Le socialiste Henri Jibrayel a convoqué mercredi une conférence de presse pour dénoncer cette bagarre. — p. magnien / 20 minutes

Marseille

cette campagne ne sent pas la rose

Législatives Une bagarre entre 4 colleurs d'affiches a éclaté mardi dans le 15e arrondissement

La campagne électorale dégénère. Mardi soir, Henri Jibrayel, député sortant socialiste de la 7e circonscription, et Karim Zéribi, candidat écologiste aux législatives, ont porté plainte l'un contre l'autre après une bagarre de colleurs d'affiche. Mardi, vers 16 h 30, quatre de leurs militants en sont venus aux mains devant l'école maternelle Bernardo (15e). L'un des partisans d'Henri Jibrayel, âgé d'une soixantaine d'années, a même fini à l'hôpital.

Luttes fratricides
Les deux hommes se renvoient la responsabilité de cet accrochage. « Soit on est dans le débat républicain, soit on est dans la guérilla, s'est exclamé mercredi Henri Jibrayel lors d'une conférence de presse. Mes militants sont des bénévoles, pas des mercenaires comme dans le camps d'en face ». Son adversaire lui renvoie aussitôt la balle : « C'est une manipulation perverse. Il veut faire passer l'agresseur pour l'agressé ». Selon le candidat d'Europe-Ecologie Les Verts, c'est bien son colleur d'affiche, âgé de 21 ans, qui s'est fait violenter : « Jibrayel perd son sang-froid. Pour sauver son mandat, il n'a pas d'autre stratégie que de pourrir la campagne ». C'est la troisième fois, au moins, que la violence physique fait son apparition avant les élections. Début février, Patrick Mennucci et son équipe se font agresser dans la cité Félix-Pyat (3e) Le 21 mars dernier, c'est Jean-Noël Guérini qui porte plainte après des menaces de mort reçues sur sa boîte mail. Ce n'est pas une coïncidence : ces événements ne touchent que des élus du Parti socialiste, marqué localement par les affaires politico-judiciaires et surtout, les dissidences. « Les luttes fratricides sont les plus violentes. On n'est jamais mieux trahi que par ses amis, observe Jean Viard, sociologue et élu municipal apparenté socialiste. Et puis à Marseille, la politique, c'est aussi des emplois et des logements. Ce qui génère forcément des tensions ».

le ps condamne

Jean-David Ciot, Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste, « condamne avec la plus grande fermeté l'agression des militants socialistes ».