Une note pour un emprunt

mickaël penverne

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Selon la majorité, la dette de la ville s'élève à 1,8 milliard d'euros.
Selon la majorité, la dette de la ville s'élève à 1,8 milliard d'euros. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Comme d'habitude, l'adoption du budget primitif a été l'occasion d'une passe d'armes entre la majorité et l'opposition. « Les dépenses sont sous contrôle (…), l'endettement est maîtrisé (…), et les efforts d'investissement sont poursuivis », s'est autosatisfait Jean-Louis Tourret, adjoint aux finances. « C'est une gestion sans ambition, sans vision et sans cohérence », lui a rétorqué la socialiste Nathalie Pigamo.
D'un montant global de 1,4 milliard d'euros, ce budget se caractérise notamment par le recours à un emprunt obligataire d'un montant de 150 millions d'euros. C'est la première fois que la ville a recours à ce genre de financement qui s'adresse à des investisseurs institutionnels comme les caisses de retraite ou les compagnies d'assurances.

« Projets marketing » critiqués
Une initiative « autorisée » il y a une dizaine de jours, par les agences de notation Standard & Poor's et Fitch qui ont attribué les notes A et A+ à Marseille. « C'est la preuve d'une gestion efficace et d'une gouvernance positive, s'est exclamé lundi le président du groupe UMP, Yves Moraine. D'un côté, il y a les baratineurs de quatre sous, et de l'autre les gestionnaires ». L'opposition n'a trouvé rien à redire sur cet emprunt – même le communiste Frédéric Dutoit s'y est montré favorable. Du coup, elle a concentré ses attaques sur les « grands projets marketing » de la municipalité. « Vous devriez appliquer la politique de la sobriété heureuse et mettre fin à certaines frasques, comme le tramway entre la Canebière et la place Castellane qui va coûter deux fois plus cher qu'un TGV », a souligné l'écologiste Michèle Poncet-Ramade. Réponse de Jean-Claude Gaudin, dans un haussement d'épaules : « C'est une œuvre humaine : ici ou là, nous avons peut-être vu un peu grand, mais nous avons réussi ce budget ».

la répartition

Sur un total de 1,4 milliard d'euros, 155 millions vont à l'éducation, 158 millions à la culture, 132 millions à la sécurité et 117 millions à la solidarité. Une quarantaine de millions d'euros partiront à la rénovation du Vélodrome.