Plan social en vue chez Panzani

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Les salariés de l'usine Panzani de La Montre (11e) se sont rassemblés hier midi devant l'entrée du site pour protester contre un plan social prévoyant la suppression de 68 postes. L'usine Panzani de Marseille emploie 225 personnes qui fabriquent 85 000 tonnes de pâtes vendues dans la « moitié sud » de la France. Une autre usine Panzani, située à Nanterre, produit pour la moitié nord du pays.

Fin mai, le groupe Panzani a annoncé qu'il compte « adapter l'organisation » de l'usine marseillaise. « Dans le Sud, la consommation de pâtes est moindre et nous sommes concurrencés par les pâtes venant d'Italie, qui sont beaucoup moins chères », avance Michel Peudevin. Le directeur des opérations de Panzani assure que les 68 salariés touchés se verront proposer un reclassement dans un des six établissements du groupe dans la région sud-est. Panzani veut donc investir dans l'usine de Nanterre et réduire les coûts à Marseille. Faux prétexte, assurent les syndicats : « L'usine a atteint les objectifs de coût fixés pour 2005 et nous avons dépassé l'objectif de rendement des machines », rappelle Eric Cuny, secrétaire (CGT) du comité de groupe. « En fait, Panzani finance ses nouvelles lignes à l'usine de Nanterre en supprimant des emplois à Marseille », estime Claude Belluso (FO).

Frédéric Legrand

Les salariés de l'usine doivent manifester vendredi à Lyon à l'occasion d'un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire de Panzani. Le CCE doit examiner ce jour-là le contenu du plan social.