Le désert du dimanche

Mickaël penverne

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La « zone touristique » comprend plus de 3300 boutiques.
La « zone touristique » comprend plus de 3300 boutiques. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Des rues désertes, et des boutiques fermées : bienvenue dans le centre-ville de Marseille, le dimanche. En décembre dernier, les organisations patronales et syndicales de commerçants ont signé un accord « historique » autorisant l'ouverture dominicale des magasins. Pourtant, trois mois après, la « zone touristique », qui est censée attirer 15 millions de touristes en 2013, ressemble toujours au désert des Tartares.

Dimanches « premium »
A part quelques boulangeries, restaurants et bars, tous les autres magasins restent obstinément fermées. « Cela va se faire, répond tranquillement Jean-Marc Avram, de l'Union des entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13). Mais cela prend du temps de changer les habitudes des commerçants et des consommateurs ». A la fédération Terre de commerces, qui rassemble la plupart des professionnels, on assure que les comités de pilotage se multiplient avec la mairie, la communauté urbaine ou encore la préfecture, pour organiser cette ouverture dominicale et résoudre les difficultés d'organisation. « La réussite de cette opération est d'abord conditionnée au règlement du problème de la sécurité, de la propreté et des transports, explique Jean-Marc Avram. Par exemple, on négocie actuellement avec les propriétaires des parkings du centre-ville pour obtenir des tarifs intéressants. » Pour tirer progressivement le centre-ville de sa léthargie, les commerçants vont proposer des dimanches « premium ». En plus des soldes et des fêtes de fin d'année, les boutiques vont ouvrir une dizaine de fois le week-end pour la fête des mères, celle des pères, la rentrée scolaire, etc. En attendant la généralisation de l'ouverture dominicale pour les festivités de Marseille-Provence 2013, l'année capitale européenne de la culture. D'ici là, les touristes et les Marseillais sont priés de patienter.

un mal pour un bien

Pour Jean-Marc Avram, de l'UPE 13, les travaux actuels dans le centre-ville « participent de l'embellissement de la ville et créent de nouveaux espaces où les Marseillais vont pouvoir déambuler ».