Méthanisation : quatre usines en vue

©2006 20 minutes

— 

Qui veut une usine de méthanisation de déchets sur sa commune ? Alors que Jean-Claude Gaudin, président (UMP) de la communauté urbaine de Marseille, a opté pour l'incinération des ordures ménagères, Jean-Noël Guérini, président (PS) du conseil général, prône leur méthanisation (la transformation en gaz de la matière organique contenue dans les déchets). Le plan départemental prévoit ainsi quatre usines de tri-méthanisation-compostage pour traiter 400 000 tonnes de déchets par an. Quatre agglomérations (Pays d'Aix, Vallée des Baux et Alpilles, Ouest-Provence, Garlaban-Huveaune-Sainte-Beaume) ont accepté d'accueillir une usine sur leurs territoires. Mais techniques retenues et avancement des dossiers varient entre les agglomérations.

Dans la vallée des Baux (CCVBA), le projet est en suspens, la mairie (PS) de Saint-Rémy l'ayant retiré devant l'opposition des riverains. « Ce n'est pas abandonné, assure Régis Gatti, maire (sans étiquette) d'Aureille, chargé du dossier à la CCVBA. Un autre maire s'est déjà proposé pour fournir un terrain. Nous étudions toutes les possibilités. » Le centre d'enfouissement des déchets actuellement utilisé par la CCVBA devrait fermer en 2009. Le pays d'Aix, dirigé par Maryse Joissains (UMP), a choisi une technique légèrement différente. « Nous accélérons le processus naturel de formation de gaz dans notre centre d'enfouissement, détaille Raymond Brun, maire (sans étiquette) de Meyrargues, chargé du dossier à la CPA. Cela évite les investissements liés à la méthanisation. » Ouest-Provence et Garlaban-Huveaune ont elles quasiment fixé l'emplacement de leur usine. Reste à déterminer technique, capacité de traitement et mode de gestion.

Frédéric Legrand