Coulisses du dictionnaire du parler marseillais

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Graveleux
« On a un peu édulcoré quelques fois en rejetant certaines expressions, reconnaît Jean-Claude Gaudin, maire UMP de Marseille, qui a participé à l’élaboration du dictionnaire. Par exemple, on a pas gardé « ton chien fait quelque chose à mon chien et tu voudrais me faire croire qu’il aime ça ». Mais en revanche on a gardé « fatche de » ! ».

Djeunes
« On a interviewé des jeunes pour voir s’ils utilisent des expressions marseillaises, explique Médéric Gasquet, docteur en linguistique. On s’est aperçu qu’ils en utilisent beaucoup en les modifiant : fan de chichourle devient fan de chichon, qui d’ailleurs est aussi un mot marseillais ».

Exclusif
« Nous n’avons gardé que les mots qui seraient exclusivement marseillais » assure Pierre Echinard, historien membre de l’Académie. On découvre donc qu’esquinter est un verbe typiquement marseillais, utilisé par la suite dans tout le pays. A l’inverse, nib, très utilisé à Marseille, s’est avéré être en fait un vieux mot d’argot.. parisien !

Retirage
Pour sa première édition, le Dictionnaire du parler marseillais a été tiré à 2000 exemplaires. Devant l’engouement pour le projet, Edisud a déjà prévu un retirage et une diffusion via des hauts-lieux touristiques en plus des librairies.

Cacous
Hasard du calendrier, Jean Jaque resort ce mois-ci la 10e édition de son Cacou, le parler de Marseille, éditions Aubéron, 14€