Un traitement contesté

Jérôme Comin

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Le regroupement des services hospitaliers inquiète les syndicats.
Le regroupement des services hospitaliers inquiète les syndicats. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Poussée de fièvre autour du projet régional de santé (PRS). A l'occasion de la présentation hier de ce dossier porté par l'agence régionale de santé (ARS), des militants FO et CGT sont venus de toute la région pour manifester leur colère devant les grilles du siège de l'ARS à Marseille. « Nous, on vient de Manosque pour protester contre le regroupement des hôpitaux de Digne, Manosque et Pertuis à Aix, martèle Evelyne Mathieu, de la CGT infirmier. Si cela se confirme, tous ces centres vont se retrouver vidés de leur capacité à soigner des patients qui devront faire des kilomètres pour se rendre à Aix. »

« La concertation doit continuer »
L'un des griefs adressé à ce PRS, censé réorganiser entre 2012 et 2016 les moyens mis à la disposition de la population de la région en matière d'offre de soins, est en effet la crainte de voir disparaître la médecine de proximité. « L'offre de soins hospitaliers en Paca est plus importante que la moyenne nationale, se défend Dominique Deroubaix, directeur général de l'ARS. Nous devons garantir la pérennité du système de santé dans un contexte où les dépenses dans ce domaine sont de 18 à 19 % supérieures à la moyenne nationale. Mais ce PRS n'est pas une fin en soi et la concertation doit se continuer. »

Heurts

Les militants de la CGT ont forcé les grilles des locaux de l'ARS hier matin pour être reçu par la direction. Des affiches ont aussi été placardées sur les murs.