Casse-tête autour du procès

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Le procès des anciens cadres de la société Poly Implant Prothèse (PIP), qui pourrait se tenir à la fin 2012-début 2013 s'annonce, financièrement et humainement, hors normes. Alors que Jean-Claude Mas, l'ex-patron de PIP, a été mis en examen vendredi dernier, l'incertitude sur le nombre des victimes susceptibles de participer au procès, près de 3 000 plaintes ont déjà été déposées, apparaît aujourd'hui comme l'une des difficultés majeures rencontrées par la justice pour organiser un procès qui ne pourra se tenir dans l'enceinte habituelle d'un tribunal correctionnel de Marseille. Aucune salle du palais de justice n'excédant une capacité de 500 personnes, il pourrait être du coup délocalisé dans les halls du Parc Chanot, par exemple. Une opération qui aurait un coût important, de 200 000 à 400 000 €, que la justice marseillaise n'a, pour l'instant, pas les moyens d'assumer. Une demande de crédit supplémentaire devrait donc être bientôt transmise au ministère de la Justice. Le procès, qui pourrait se tenir au plus tôt au mois d'octobre, devrait se dérouler au moins sur trois semaines.