Une résidence sociale pour les Tunisiens de Cassis

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« Nous ne voulons pas remplacer un bidonville par un ghetto. » Hier, le maire de Cassis, Jean-Pierre Teisseire (UMP), a vanté, lors d'une visite du préfet Christian Frémont, la qualité du programme de relogement des « Tunisiens de Cassis ». Une résidence sociale, destinée à accueillir les 93 travailleurs immigrés installés pendant près de trente ans dans des baraquements détruits cet hiver pour insalubrité, devrait être achevée au printemps 2007.

De part et d'autre de la résidence, la société HLM Erilia construit deux programmes offrant au total soixante-treize logements sociaux. L'ensemble du chantier devrait être achevé début 2008. « Il n'y aura pas de problèmes pour assurer la mixité sociale, estime Jean-Pierre Teisseire, puisque 350 familles sont en attente d'un logement dans la commune. » Les programmes prévoient des apartements de toute taille destinés autant aux personnes seules qu'aux familles. La résidence sociale sera, elle, réservée aux travailleurs tunisiens, sans possibilité de « regroupement familial » : elle comporte 93 studettes de « 20 à 22 m2 », bordées d'espaces collectifs. « Nous avons imaginé le bâtiment à l'image d'une résidence étudiante », explique Michèle Signouret, maire adjointe aux Affaires sociales.

Satisfaite, la communauté tunisienne attend son entrée dans les lieux, mais exprime son incertitude sur le coût des loyers. « Hors aides, ce ne sera pas plus de 12 % des revenus », rassure la mairie.

Laurent Berneron

Quatre ans après un arrêté préfectoral d'insalubrité, le bidonville a été détruit en octobre 2005. Ses habitants logent actuellement dans des bungalows près du chantier et dans un hôtel de tourisme proche.