Le « fini-parti » pas interdit

mickaël penverne

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Le « fini-parti » permet aux éboueurs de débaucher dès la fin de leur tournée.
Le « fini-parti » permet aux éboueurs de débaucher dès la fin de leur tournée. — P. Magnien / 20 minutes

Une fin de non-recevoir. La requête déposée par l'avocat Benoit Candon contre la règle du « fini-parti » a été rejetée hier par le tribunal administratif de Marseille. En substance, les magistrats ont considéré que cette dernière n'avait pas d'influence sur la qualité du service public. Par ailleurs, le tribunal a condamné Benoit Candon à verser 1500 euros à Marseille-Provence-Métropole.

« Un mois de la propreté »
Sans être surpris, l'avocat s'est dit déçu par cette décision, dont il a fait appel : « Les juges n'ont rien compris, ils ne sont pas à l'écoute de la ville. Où alors, ils trouvent que Marseille est propre… » Il ne compte pas s'arrêter là et lance un « défi » à la communauté urbaine : « Nous, les Marseillais, on s'engage à être propres. Et vous, vous faites votre boulot en réorganisant le travail et en ajoutant des poubelles ». Il propose même la création d'un « mois de la propreté ». Du côté de Force ouvrière, le ton n'est pas le même : « La propreté mérite un traitement plus sérieux que le tapage médiatico-politique. (Son) organisation […] appartient à l'administration. Cette question relève également du civisme des Marseillais. » Fermez le ban. Contactée, la communauté urbaine n'a pas souhaité s'exprimer.

rapport

Selon Patrick Mennucci, élu communautaire, la commission « Propreté », mise en place en 2011, remettra son rapport au début du mois prochain.