« Dans la ville, nous sommes dans une situation de blocage »

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« Le mouvement est en train de s'élargir, il y a aujourd'hui une réelle mobilisation. » Alain Forest, membre de l'association Rencontres Tziganes, a retiré hier au moins un motif de satisfaction après la réunion qui s'est tenu à Marseille concernant l'expulsion des Roms. En compagnie de la Ligue des droits de l'homme, du Secours catholique mais aussi de représentants politiques des Verts, du Front de gauche ou du Parti de gauche, tous ont dénoncé la politique menée dans la ville contre les gens du voyage, alors qu'une évacuation d'un camp situé à la Capelette (10e) pourrait intervenir d'ici à jeudi. « On a atteint un seuil très grave à Marseille, déplore Jacques Lerichomme, de la Gauche unitaire. A Paris ou à Lyon par exemple, des moyens ont été engagés pour trouver des solutions et le dialogue avec la mairie ou la préfecture est possible. Ici, nous sommes dans une situation de blocage, on a l'impression que cette ville est devenue un laboratoire d'expulsions. » A l'issue de la réunion, les participants ont décidé d'envoyer une lettre ouverte pour demander l'organisation d'une table ronde. Une demande qui a peu de chance d'aboutir car le préfet de région Hugues Parant a affirmé le 11 janvier dernier qu'il ne comptait pas organiser une telle réunion.J. C.