La piste reste ouverte pour les aménagements de voies cyclables

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Il demande une révision des copies. Le rapporteur public du tribunal administratif de Marseille a examiné hier le recours du collectif « Vélos en ville », contre la collectivité territoriale (MPM), portant sur la prise en compte d'aménagements cyclables sur trois voies rénovées : la rue Desautel (9e), l'avenue Aubert (9e) et le chemin de La Parette (11e). « Pour lui, les arguments avancés par MPM pour ne pas prendre en compte les vélos lors des réaménagements sont en fait uniquement des difficultés techniques », explique Michel Fornairon, le responsable de la politique cyclable au sein l'association. Pour autant, le rapporteur n'entend pas imposer la mise en place d'itinéraires cyclables sur ces rues. « Nous échangeons des courriers depuis deux ans et demi à ce sujet avec MPM, raconte Michel Fornairon. Peut-être que la collectivité d'avant n'est plus celle d'aujourd'hui et qu'elle va décider de faire des aménagements cyclables ». Le collectif espère ainsi que les aménagements de voirie, à la charge de MPM, intègrent les besoins des cyclistes et ne soit plus au seul bénéfice de la circulation automobile. Ainsi, si la désicion du tribunal, prévue dans une quinzaine de jours, est favorableà l'association, MPM pourrait intégrer le vélo dans les aménagements du Vieux-Port, du Prado ou sur la voie du bus à haut niveau de service, de Bougainville à Saint-Antoine.