La surveillance de l'air menacée

Jérôme comin

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Deux associations surveillent aujourd'hui la pollution dans la région.
Deux associations surveillent aujourd'hui la pollution dans la région. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Un vent de polémique souffle sur la surveillance de l'air. Alors qu'Airfobep et Atmo Paca, les deux organismes qui veillent sur la pollution, doivent se réunir aujourd'hui pour finaliser leur fusion, un courrier signé d'Eugène Caselli a remis en cause cette opération rendue obligatoire à la suite d'un décret de 2010. Le président de MPM, qui finance Atmo Paca à hauteur de 250 000 € par an, estime que la future entité Air Paca va afficher « des points de gouvernance qui ne manqueront pas de poser problème ».

« Il faut rediscuter »
Du coup, il souhaite que l'assemblée générale « soit reportée ». Le hic, c'est que les deux associations vont perdre leur agrément jeudi et que si Air Paca ne voit pas le jour d'ici là, la surveillance de l'air de la région ne pourra plus être assurée. Pour Victor Hugo Espinosa, administrateur d'Atmo-Paca, même s'il comprend les arguments de Caselli, « il s'agit d'une lutte de pouvoirs pour avoir la main mise sur le contrôle de l'air et peut-être aussi d'un règlement politique… ». Du côté de l'organisme présidé par Serge Andreoni, c'est l'incompréhension. « Un compromis avait été trouvé en décembre, se désole Xavier Villetard, directeur d'Airfobep. Et là, MPM trouve qu'elle est sous-représentée et on est bloqué. Il faut rediscuter et que tout le monde trouve sa place car les enjeux sont importants. »