Sans-papiers : la médiation plutôt que les expulsions

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Nouveau délai pour les 31 familles de sans-papiers, qui occupent depuis le 31 mars dernier la Maison de l'étranger, une propriété de l'Etat, gérée par les services de l'Equipement, située à côté de la gare Saint-Charles à Marseille. Plutôt que d'expulser les squatteurs illico presto, le tribunal de grande instance de Marseille leur a accordé un délai de quinze jours, renvoyant la prochaine audience sur la demande d'expulsion au 18 mai prochain.

« La présidente du tribunal n'a pas voulu expulser sans que l'on connaisse l'identité de tous occupants. Elle a donc commencé par désigner un huissier pour tous les recenser » a expliqué maître Dany Cohen, leur avocat. Autre espoir pour les sans-papiers, qui comptent parmi eux une centaine d'enfants pour la plupart scolarisés : en attendant le 18 mai, la présidente du tribunal d'instance a mis en demeure l'Etat de répondre à la demande de médiation faite par les sans-papiers.

G. I.