Sans-papiers toujours sans réponse

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Une marche solidaire pour répondre à la menace d'expulsion. Hier, une centaine de personnes ont manifesté à Marseille pour demander la régularisation de tous les sans-papiers. Parti de l'Office des migrations internationales (OMI), occupée depuis début avril par près de 80 familles en attente de régularisation, le cortège s'est arrêté devant le tribunal de grande instance, où Aminata Diouf, la porte-parole du Collectif des sans-papiers, et une occupante étaient assignées en référé. La direction départementale de l'équipement (DDE), propriétaire de l'immeuble de l'OMI, a déposé plainte contre elles pour occupation sans droit ni titre.

Si l'avocat de la DDE a plaidé la fin de l'occupation sans délai, l'avocat du Collectif a insisté sur la nécessité d'une médiation avec la préfecture afin d'avoir un débat sur la question de fond, la régularisation. « Côté préfecture, c'est toujours le silence, souligne Florimond Guimard, du Réseau éducation sans frontière, qui soutient le mouvement. Depuis septembre, sur les dossiers que traite le collectif des sans-papiers, il n'y a pas eu une régularisation. On est devant une fuite de responsabilité devant une situation que les autorités ont créée. »

« De toute façon, nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout, résume Aminata Diouf. Les familles ne baisseront pas les bras. »

Stéphanie Harounyan

Plusieurs associations et partis politiques ont rejoint le comité de soutien des sans-papiers, notamment le Parti communiste, la LCR et les Verts.