Diebold, les salariés contre-attaquent

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Une délocalisation « injustifiée », pour Frédéric Clarion, délégué CGT de l’entreprise Diebold Manufacturing. Une semaine après l’annonce par la direction du leader mondial de la fabrication d’automates bancaires de son intention de fermer le site de Cassis, les salariés n’ont pas l’intention d’en rester là. «Nous allons démontrer point par point que le site est viable et pérenne, assure le syndicaliste. L’enjeu est important : cent trente familles sont concernées, sans compter les emplois directs. » Le 25 avril, le groupe avait annoncé son intention de quitter Cassis et d’ouvrir un nouveau site d’assemblage en Hongrie à l’échéance du quatrième trimestre 2006, afin «d’être le plus proche possible de ses équipementiers pour une logique simplifiée».«Tous les arguments avancés par la direction pour fermer ne sont pas valables, assure Frédéric Clarion. Exemple, le coût de la main-d’oeuvre : dans notre secteur, il ne représente que 5%du coût d’unemachine. » Pour l’instant, les syndicats appellent à des débrayages ponctuels. « Nous allons procéder par étape », note Frédéric Clarion. Une assemblée générale des salariés est prévue demain pour aboutir à « des propositions crédibles et construites» pour éviter la fermeture.


Stéphanie Harounyan