« C'est un festival, pas une baguette magique »

RECUEILLI PAR MICKAËL PENVERNE

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Jean-François Chougnet, directeur-général de Marseille-Provence 2013.
Jean-François Chougnet, directeur-général de Marseille-Provence 2013. — P. magnien / 20 minutes

A un an du lancement des festivités de Marseille-Provence 2013. Jean-François Chougnet, président de l'association, fait le point sur l'organisation de l'événement.

Quel sera le programme de Marseille-Provence 2013 ?
Nous présenterons l'avant-programme le 12 janvier prochain. Il n'y aura pas quatre temps forts mais trois : Marseille-Provence accueille le monde, Marseille-Provence à ciel ouvert et Marseille-Provence aux 100 visages. On prévoit entre 450 et 500 événements dont le fil rouge est le partage des Midi, le rapport entre les deux rives de la Méditerranée.
Serez-vous prêt ?

Certains en doutent…
Sur les événements, oui, nous serons prêts. Concernant les chantiers, les choses avancent et je n'ai pas d'inquiétude particulière. L'événement est très attendu. Mais Marseille-Provence 2013 ne réglera pas tous les problèmes de la ville. C'est un festival, pas une baguette magique. En revanche, c'est un symbole de mutation et un formidable accélérateur de projets.
Combien coûtera cet événement ?

Et qui paiera ?
Hors chantiers, la manifestation coûtera environ 90 millions d'euros. 50 % sont financés par les villes et les communautés d'agglomérations concernées. Et 50 % par le conseil général, le conseil régional, l'État, le mécénat et quelques subsides européens.
Comment faire pour que cet événement soit apprécié de tous ?
Il est impossible de satisfaire tout le monde. Mais beaucoup de spectacles et d'expositions seront gratuits. Nous serons certainement l'une des capitales européennes les moins chères.