MARSEILLE - Les salariés d'Arkéma sont inquiets

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L'entrée de l'usine Arkéma, à Fos-sur-Mer.
L'entrée de l'usine Arkéma, à Fos-sur-Mer. — F.PENNANT / 20 MINUTES

Un TGV spécial est affrété ce matin pour le personnel d'Arkéma. Plus de 500 personnes devraient monter aujourd'hui au siège parisien de la société, où se tient le comité d'entreprise (CE) du groupe. Depuis hier matin, 5 h, les unités de Lavéra et de Fos sont à l'arrêt. Mercredi dernier, le chimiste français avait annoncé la cession des activités vinyliques (PVC, chlore…) au groupe Klesch, gestionnaire de fonds américain, donnant lieu à une grève de 24 heures sur les sites du sud est. Les salariés s'interrogent sur la pérennité des activités, Klesch n'étant pas un groupe industriel. La vente doit s'effectuer « sans restructuration de l'outil industriel », assure de son côté la direction. Si cette dernière promet la réalisation des investissements prévus et la garantie des emplois, les salariés ont décidé de rejoindre Paris pour s'assurer de la tenue de ces engagements lors du CE.