Immobilier : la détente se confirme

©2006 20 minutes

— 

 
  — no credit

L'immobilier est en train de se calmer dans les Bouches-du-Rhône. Selon l'Observatoire immobilier de Provence (OIP), auteur d'un rapport annuel sur le sujet, les prix ont connu en 2005 une hausse moins soutenue. Une stabilisation confirmée au premier trimestre 2006. « L'explosion de la soi-disant bulle de l'immobilier n'a pas eu lieu », se félicite Charles-Alain Castola, président de l'OIP, qui concède des évolutions contrastées selon les secteurs. Dans un contexte de tassement de la demande, le marché de l'ancien, où les prix ont doublé en cinq ans, commence à s'assagir, malgré une croissance encore forte en 2005 (+10,2 % à Marseille selon la Fnaim). Ce niveau de prix élevé fait le bonheur des promoteurs, qui proposent des logements neufs à peine plus chers que l'ancien (127 e/m2).

En matière de location, la hausse des loyers se poursuit pour s'établir à 11,20 e/m2 à Marseille (+7,2 %) et 9,30 e/m2 à Aix (+ 4,4 %). La solution pour les locataires ne devrait pas venir du parc social. Avec des objectifs réalisés seulement à 84 % en 2005 (1 305 logements financés), les Bouches-du-Rhône, premier département de la région en terme de population, construisent depuis trois ans moins de logements sociaux que les Alpes-Maritimes.

Béatrice Mathiot

En 2005, les premières spéculations immobilières ont débuté sur le périmètre d'Iter. Les employés ne sont pourtant pas attendus à Cadarache avant quinze ans.