Au Parti socialiste, la guerre des roses est déclarée

POLITIQUE Mis en examen, Jean-Noël Guérini veut désormais régler ses comptes avec le PS local...

J. C.
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Jean-Noël Guérini règle ses comptes.
Jean-Noël Guérini règle ses comptes. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

La contre-offensive. Après avoir tenu tête à la direction du PS, qui lui demandait de quitter son poste de président du conseil général à la suite de sa mise en examen, Jean-Noël Guérini semble désormais être décidé à s'occuper de ses adversaires au sein du PS local. Premier visé, Eugène Caselli a reçu jeudi un courrier où le président du CG 13 fait planer une menace sur deux projets forts du président de MPM : la piétonisation du Vieux-Port et le prolongement du tramway Rome-Castellane, dont Guérini est prêt à remettre en cause le financement pourtant acté en 2009.

 

«C'est une fuite en avant, se désole Marie-Arlette conseillère régionale (PS) et principale opposante à Guérini. Il tire sur son propre camp, mais le plus grave, c'est que ce sont les Marseillais qui vont le plus pâtir de cette attitude.» Et si Caselli a déjà réagi par courrier en dénonçant une «tentative de mise sous tutelle des décisions de la communauté urbaine», il a reçu l'appui de Patrick Mennucci, maire du 1er secteur, qui a appelé sur Twitter ses «camarades conseillers généraux à refuser le diktat de Guérini».