Le Codaf propose des actions concrètes

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La fraude dans le viseur du département. Le comité opérationnel départemental anti-fraude (Codaf) a fait un point hier sur son action et sur ses ambitions pour les six prochains mois. Composé entre autres par les procureurs de la république du département (Tarascon, Aix et Marseille), le préfet, la police, la gendarmerie, les CAF ou Pôle emploi, ce dispositif vise surtout « à décloisonner les services pour augmenter leur efficacité », affirme Hugues Parant, préfet de région.

« Pas que les délinquants »
Car la fraude coûte cher à la France avec près de 3,4 milliards d'euros détectés. « Le phénomène a toujours existé mais il est plus fort en période de crise, détaille le procureur de la république Jaques Dallest. Et ça ne concerne pas forcément que les délinquants. » Le Codaf a aussi défini des secteurs prioritaires à surveiller : la fraude sociale organisée, aux documents, aux zones franches urbaines, aux métaux et dans les auto entreprises. Aussi visés, les taxis et les hôtels, cafés, restaurants dont les écarts de certaines personnes « peuvent nuire à l'image de la ville, notamment dans le cadre de Marseille 2013 », pointe Hugues Parant. Le Codaf promet ainsi des actions concrètes pour sensibiliser le plus grand nombre de citoyens à une pratique qui peut valoir jusqu'à dix ans de prison.J. C.

bilan

Depuis sa mise place en octobre 2010, le comité opérationnel départemental anti-fraude des Bouches-du-Rhône a lancé une trentaine d'opérations cordonnées et échanges d'informations, dont une vingtaine sont achevées. Selon la préfecture, ces actions ont permis le rappel de trois millions d'euros en impôts, cotisations sociales et amendes.