mobilisation des centres sociaux

amandine rancoule

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Les centres sociaux sont créateurs de lien social dans les quartiers de Marseille.
Les centres sociaux sont créateurs de lien social dans les quartiers de Marseille. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Joyeuses malgré tout. Environ 300 personnes ont manifesté en chansons et musique hier matin devant la préfecture. Elles dénoncent « le désengagement de l'Etat » dans l'attribution des aides à l'emploi et des subventions pour les centres sociaux.

« Assurer le lien social »
Equipements de proximité dans les domaines de l'éducation, la prévention, le logement ou la lutte contre la violence, la discrimination et l'incivilité, les centres sociaux sont menacés par la baisse des financements. « Dans le département, trente demi-postes ont été supprimés cette année, assure Michel Deneux, délégué départemental de l'union des centres sociaux (UCS). On n'arrive pas même plus à payer les animateurs. S'il n'y a plus de centres, qui va assurer le lien social dans les quartiers ? » se demande-t-il. « Les crédits versés sont cette année en augmentation de 3 %, soit 1,3 million d'euros pour des actions portées par les centres sociaux de Marseille », réagit, dans un communiqué, la préfecture. Reçue hier, une délégation a obtenu un rendez-vous sine die avec le préfet, selon l'UCS. Dans le département, 48 centres sociaux sont fédérés par l'UCS. Outre un poids économique estimé à 25 millions d'euros, ils représentent 1 250 emplois, et plus de 1 000 administrateurs bénévoles. La zone de vie sociale de ces centres concernerait environ 400 000 personnes. Si les centres sociaux devaient disparaître, plus de 2 800 enfants et jeunes se retrouveraient « à faire des activités dans la rue ».