Un nouveau camp de Roms évacué à Marseille

justice La police a expulsé une centaine de personnes d'un terrain

Jérôme comin

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Un campement sauvage de Roms.
Un campement sauvage de Roms. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

La politique de destruction des campements sauvages de Roms se poursuit à Marseille. Huit jours après l'évacuation d'une quarantaine de personnes d'un terrain privé à la Capelette (10e), c'est le campement situé dans le quartier de Font Vert (14e) qui a été détruit hier. Dès 6h, une centaine de policiers et gendarmes ont investi les lieux en présence d'un huissier pour disperser les 161 personnes qui occupaient ce terrain depuis le mois de mars dernier.

« Il y avait beaucoup d'enfants »
« Ce genre d'action ne fait que déplacer le problème car nous ne savons pas où vont les personnes évacuées, s'indigne Caroline Godard de la Ligue des droits de l'homme 13 présente hier matin sur place. Il y avait beaucoup d'enfants ici, dont une dizaine scolarisée. Maintenant, c'est foutu. » Du côté de la préfecture de police, on assure qu'une solution d'hébergement d'urgence a été proposée à l'ensemble des personnes installées sur ce campement ainsi que le dispositif d'aide au retour vers le pays d'origine. « Seules six familles ont accepté de rentrer en Roumanie, affirme Etienne Noël, coordinateur des actions auprès des roms de Marseille. Les autres sont repartis errer dans les rues. » Les associations présentes sur place ont de nouveau demandé au préfet de police l'organisation d'une table ronde pour résoudre la question des Roms. Et ils n'ont pas caché leurs inquiétudes quant à l'avenir du camp situé à Felix-Zocola. « C'est le dernier gros campement de la ville, souffle Caroline Godard. On sait qu'il est sur le gril. »

garde à vue

Une journaliste du site Med in Marseille a été arrêtée lors de l'opération puis placée en garde à vue pour « outrage ». Elle reconnaît des insultes mais après avoir été malmenée par la police alors qu'elle refusait de quitter le périmètre de sécurité.

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