Les salariés redoutent une fermeture

amandine Rancoule

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La raffinerie de LyondellBasell est un des quatre sites installés autour de Berre.
La raffinerie de LyondellBasell est un des quatre sites installés autour de Berre. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Le scénario redouté pourrait être annoncé dès demain. La direction de la compagnie pétrochimique de Berre, propriété du groupe américain Lyondellbasell, a convoqué demain un comité d'entreprise (CE) extraordinaire. « Il va très certainement être annoncé lors de cette instance la fermeture de la raffinerie, estime Fabien Astier, le secrétaire CGT du CE. Car on ne voit aucune raison de provoquer ce genre de réunion. » Si la direction a confirmé la tenue d'un comité d'entreprise, elle communiquera l'ordre du jour seulement demain.
Le même jour, à midi, l'intersyndicale a prévu une assemblée générale à l'entrée de la raffinerie, « pour décider d'une grève de grande ampleur si cette annonce venait à être confirmée », expliquent les syndicats.

350 emplois concernés
Sans compter les sous-traitants et les emplois induits, 350 personnes travaillent dans la raffinerie sur les 1 250 salariés du site. En mai, le groupe avait annoncé qu'il mettait en vente la raffinerie en raison de ses résultats « inférieurs aux projections économiques », effectuées lors du rachat de la raffinerie en 2008 à Schell. Une explication contestée par les syndicats qui estiment que la synergie entre la raffinerie et les unités chimiques permet à tout le site de dégager une marge positive. « On reste persuadé que le site est rentable, se désole Fabien Astier. Mais toutes les infos que nous avons obtenues nous font dire que la vente a échoué. » W.

activités

Le site, d'une capacité de 105 000 barils par jour, produit du polypropylène et du polyéthylène, ainsi que les matières premières des plastiques et de fibres synthétiques. A Berre, les activités de LyondellBasell se divisent entre le raffinage et la pétrochimie. Seule la partie « raffinage » serait incluse dans la zone de vente.