Sans-papiers : Régulariser «au cas par cas»

©2006 20 minutes

— 

Le collectif des sans-papiers CGT et le réseau Education sans frontière ont ouvert vendredi soir les portes de la Maison de l'étranger, vers Saint-Charles, inoccupée depuis des années, pour y installer les cinq familles de la rue Fiocca. Ces familles sans papiers, expulsées de leur immeuble en novembre, devaient quitter leur hôtel vendredi sans autre solution que de rejoindre l'unité d'hébergement d'urgence de la Madrague-ville en attendant que leur demande de régularisation soit examinée. Une cinquantaine de familles, elles aussi en cours de régularisation, les ont rejoints, soutenues notamment par des étudiants en grève.

« La Madrague n'est absolument pas adaptée pour accueillir des familles », souligne Aminata Diouf, des sans-papiers CGT, qui exige qu'une « solution humaine soit trouvée au cas par cas ». L'occupation se poursuivait hier soir.

S. H.