Plan d'aide et pépins pour les fruits et légumes

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« Cela risque de susciter plus d'inquiétude qu'autre chose. » André Boulard, président de la chambre d'agriculture des Bouches-du-Rhône n'est pas dans son assiette. Le plan de soutien à la filière fruits et légumes française de 25 millions d'euros, présenté hier par le ministre de l'Agriculture, l'a laissé sur sa faim. Après des pertes de 110 millions d'euros enregistrées dans la région, « on est loin du compte », estime-t-il. Et quand l'Etat propose un soutien conjoncturel sous la forme d'allégements de charges financières et sociales, André Boulard décèle un pépin. « Compte tenu du plafond d'aides imposé par Bruxelles - 7 500 € au maximum sur trois ans pour chaque producteur- l'allégement risque d'être trop faible. » Seule la nouvelle régulation européenne des marchés de fruits et légumes, avec une assurance de revenu pour les producteurs en période de crise, prônée par le ministre de l'Agriculture trouve grâce à ses yeux. « Ça prouve au moins que l'Etat a pris conscience de la gravité de la situation. » W