La Timone encore décriée

jérôme comin

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Les reports d'interventions pédiatriques seraient trop fréquents .
Les reports d'interventions pédiatriques seraient trop fréquents . — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

La Timone est-elle malade ? Déjà chahutée la semaine dernière par le professeur Nicoli, qui stigmatisait la désorganisation du service neurovasculaire, l'hôpital se trouve cette fois pointé du doigt pour des problèmes dans le service de réanimation pédiatrique. La direction a reçu une lettre de la part du syndicat SUD expliquant que « la mise en danger de la sécurité des jeunes patients, la prise de risques inadmissible du personnel impose [à la direction] de trouver au plus tôt une solution ».

La direction réfute
« Il n'y a pas assez de lits pour couvrir les besoins en réanimation pédiatrique, s'insurge Gérard Avena, responsable SUD à la Timone. La dernière fois, un nourrisson anesthésié a dû être sorti du bloc avant d'être opéré pour laisser place à une urgence. » Selon lui, les reports d'interventions sont de 7 % par an mais avec des pics à 40 %. Du côté de la direction, on refuse de verser dans le catastrophisme. « Les déprogrammations sont difficiles à vivre pour les parents mais nous en avons autant que dans tous les hôpitaux de France, explique-t-elle. Et nous n'avons jamais déprogrammé des enfants dont les opérations étaient urgentes. » L'AP-HM reconnaît toutefois une volonté de réduire ce nombre de déprogrammation très rapidement. W

Programme

La direction de la Timone affirme qu'elle va ouvrir d'ici à la fin de l'année dix lits de surveillance pédiatrique et 34 autres en 2013.