Le sort des expulsés de la rue Fiocca inquiète

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Cinq familles expulsées en novembre dernier d'un immeuble insalubre de la rue Fiocca (1er) risquent de se retrouver à la rue aujourd'hui, faute de solution d'hébergement, a-t-on appris auprès des associations et de la préfecture. En novembre 2005, dix familles squattant un immeuble insalubre de la rue Fiocca étaient expulsées et relogées dans deux hôtels. Depuis, cinq ont été relogées dans des appartements jusqu'au 30 juin.

Pour les cinq autres, dont plusieurs n'ont pas de carte de séjour, la fin de la trêve hivernale, prévue aujourd'hui, pourrait sonner le retour à la rue. La préfecture leur propose un placement à l'unité d'hébergement d'urgence (UHU) pour SDF de la Madrague-Ville, ce qu'elles refusent, notamment pour que les enfants n'aient pas à changer d'école. La préfecture rétorque que l'UHU dispose aussi d'Algeco séparés destinés aux familles et qu'elle ne peut rien proposer d'autre à ces familles qui sont dans l'attente d'une décision sur leurs titres de séjour. « Certaines familles n'avaient pas pris contact avec le bureau des étrangers, affirme la préfecture. Or il faut s'y présenter personnellement pour lancer la procédure. » De son côté, le collectif de soutien assure que quatre des cinq familles ont envoyé leur dossier. Trois familles ont rendez-vous le 4 mai au bureau des étrangers. « On va continuer à se battre jusqu'à ce que la préfecture propose une solution décente », assure Florimond Guimard, militant du Réseau éducation sans frontière. J. G.

Appartenant à la société Marseille République, l'immeuble de la rue Fiocca (1er) accueillait une centaine de personnes au moment de son évacuation en novembre dernier.