Jean-Noël Guérini ne sent pas la rose au Parti socialiste

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La gauche est à fleur de peau avec le cas Guérini. Alors qu'il saura le 8 septembre s'il est mis en examen pour prise illégale d'intérêt, trafic d'influence et association de malfaiteurs, l'ex-patron de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône est de plus en plus isolé à gauche. Déjà dans le viseur d'Arnaud Montebourg, qui lui reproche « un système de pression féodal reposant sur l'intimidation et la peur », il s'est fait épingler hier par Manuel Valls. Le candidat aux primaires socialistes a affirmé que, si elle était confirmée, « une telle accusation, une telle mise en examen l'oblige à abandonner la présidence du conseil général et à se mettre en retrait du Parti socialiste ». Une épine de plus dans le pied du président du conseil général des Bouches-du-Rhône qui s'était déjà fait cueillir à froid la veille par Harlem Désir. Le premier secrétaire du PS, via son compte twitter, avait déclaré que Guérini « devra immédiatement quitter le Parti socialiste s'il est mis en examen ». Même Martine Aubry ne semble plus prête à lui faire de fleurs. En visite à Marseille lundi, elle a précisé que « si des faits délictueux sont reprochés à Guérini, je ne serai pas la dernière à m'exprimer ». Avant de préciser qu'il fallait tout de même « respecter la présomption d'innocence ».J. C.