fusion autour de l'enquête

amandine rancoule

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Iter devrait débuter les phases expérimentales à partir de 2019.
Iter devrait débuter les phases expérimentales à partir de 2019. — J.-P. PELISSIER / REUTERS

La commission locale d'information (CLI) de Cadarache (Vaucluse) a communiqué hier son avis sur la demande d'autorisation de création de l'installation nucléaire de base Iter, dans le cadre de l'enquête publique lancée cet été.

Impacts sanitaires
« Nous n'avons pas souhaité prendre position car nous sommes un organisme pluraliste, indique Cyril Fourcaud, le secrétaire général de la CLI. Nous avons émis un avis critique et des recommandations sur les impacts sanitaires ». Elles concernent notamment les rejets, leurs impacts sur l'environnement et la santé ainsi que les déchets et le démantèlement. Plus que des recommandations, le collectif Antinucléaire 13 a fait parvenir un courrier au commissaire enquêteur. « Les nombreuses incertitudes concernant les effets sanitaires nous inquiètent d'autant plus qu'il n'est nullement fait état dans le dossier d'enquête publique du tritium », explique le collectif. Selon lui, la dose mortelle de tritium ingéré ou inhalé est de 1 mg. Il en faudra 2 kg pour faire tourner les machines d'Iter. « Malgré cela, on s'attend à ce que l'autorisation soit donnée, estime Isabelle Taitt, membre du collectif. Certains travaux ont même déjà commencé sur le site ».

enquête

Les résultats de l'enquête publique devraient être connus dans une quinzaine de jours. Au total, douze communes autour d'Iter ont été consultées.