Prises de bec sur le budget de la ville

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Le conseil municipal de Marseille a adopté hier son budget primitif 2006, qui prévoit une hausse de la fiscalité locale de 2,85 %. Le groupe socialiste, qui a voté contre le budget présenté par la majorité municipale, demande la mise en place d'une « mission d'information » sur la réalité de la situation financière de la ville. Leur chef de file, Patrick Menucci, estime qu'il faudra plus de trente ans pour régler la dette « alors que les experts estiment que la zone rouge commence à quinze ans ».

Autre grief formulé par l'opposition, le nombre d'investissements votés mais non engagés, comme la Cité des arts de la rue (15e) dont les travaux, pas encore commencés, auraient dû débuter en 2002. « La dette de la ville est un héritage de la précédente municipalité », répond le rapporteur du budget Jean-Louis Tourret (UMP). Défendant un budget avec « un haut niveau d'investissement, la maîtrise des dépenses de fonctionnement et le recours modéré à l'emprunt et à la fiscalité », Jean-Louis Tourret tacle à son tour l'opposition. « J'espère que les autres collectivités, le département et la région prendront modèle de cette gestion. » Deux collectivités, gérées par la gauche, qui prévoient aussi une hausse de leur imposition. Laurent Berneron

Le budget primitif s'établit à 1,59 milliard d'euros, dont un milliard pour le fonctionnement. La dette représente 1,660 milliard d'euros, soit 2057 e par habitant.