Colère chez les surveillants de Luynes

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Un barrage de bois, quelques pneus brûlés et beaucoup de colère. Hier, des agents de la maison d'arrêt de Luynes se sont rassemblés tôt le matin devant l'établissement pour réclamer des renforts. « Il y a un manque criant de moyens, assure Charles Margner, secrétaire général de l'Union Fédérale Autonome Pénitentiaire (UFAP), organisation syndicale à l'origine du mouvement. Les agents font des journées de douze heures, ils sont trois par bâtiment là où il en faudrait sept... Or, en face, ce ne sont pas des machines mais des hommes, il faut les gérer. »
Les agents demandent les conclusions du rapport réalisé à l'issue d'une inspection des services pénitentiaires réalisée en avril. L'administration n'était pas joignable hier, mais selon le syndicat, le directeur interrégional s'est rendu sur place rencontrer les agents mécontents. Le blocage a finalement été levé vers 15 heures, notamment pour permettre le transfert de prisonniers vers les assises d'Aix.S.H