le canal sous surveillance

Stéphanie hAROUNYAN

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Une soixantaine de kilomètres du canal sont encore accessibles.
Une soixantaine de kilomètres du canal sont encore accessibles. — patrice magnien

Les apparences sont trompeuses. Sous sa surface d'un calme olympien, le canal de Marseille cache plus d'un danger, dont la Société des eaux de Marseille (SEM), gestionnaire de l'ouvrage, veut faire prendre conscience. Comme chaque été, l'organisme lance sa campagne de prévention, plus particulièrement à destination des plus jeunes, dans les communes longeant les 220 km du canal. Objectif, rappeler les interdictions de s'y baigner et de circuler sur les berges et les règles de sécurité à respecter.

«Le risque est partout »
« Dans les années 80-90, on avait un ou deux accidents par an, souligne Jean-Michel Reynes, chef de service du canal de Marseille à la SEM, Le dernier, connu, c'était en 2005, un gamin qui a été victime d'une hydrocution... » Eaux qui circulent à une vitesse de 5 km/h, mouvement de vannes, parois glissantes... Pour faire comprendre ces dangers, les agents interviennent dans les écoles. Un gardiennage est aussi mis en place tout l'été. La fermeture des accès aux berges a aussi été intensifiée : aujourd'hui, une soixantaine de kilomètres seulement sont accessibles, mais difficilement. Cette année, un film explicatif est également disponible sur www.eauxdemarseille.fr.

250 millions

Le canal de Marseille, qui prend source dans la Durance, approvisionne en eau potable une quarantaine de communes, dont Marseille.