galère de déchets pour les Roms

Laurent Berneron

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Hier, sur le terrain de la Capelette (10e)
Hier, sur le terrain de la Capelette (10e) — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Comment éviter que les Roms ne vivent entourés de déchets, alors même, que, pour la plupart d'entre eux, être chiffonnier est le seul moyen de gagner quelques euros ? Un casse-tête auquel les Roms du squat de la Capelette (10e) tentent de répondre. Hier, comme il l'avait fait récemment dans un camp de Plombières, le Secours Catholique a mobilisé les tractopelles. La cinquantaine de familles Roms a nettoyé le squat de la Capelette et des bennes privées, payées par le Secours Populaire, sont venues déblayer les résidus. «C'est nécessaire, car l'été est là et que rats et infections pourraient proliférer», explique Etienne Noël, de l'organisation chrétienne. Au milieu du chantier, Philippe Catrino, représentant de la société Véolia, propriétaire du terrain, fait la moue. «J'étais pas au courant, explique-t-il, c'est quand même chez nous ici et si un enfant se fait écraser, c'est de notre faute», peste-t-il. Philippe Catrino indique avoir déjà pris contact avec la communauté urbaine MPM, qui se serait engagée à prendre en charge les déchets. Il a été pris de court par le Secours catholique. «Il faut que MPM mette en place un système de collecte», avance Etienne Noël. «Mais elle ne le fera que pour les déchets liés à leur vie ici, pas ceux liés à leurs activités de recyclage», rétorque le professionnel du secteur.

Expulsion
Au delà de l'action d'urgence sanitaire, le Secours catholique veut interpeller les pouvoirs publics sur la situation des Roms, concernant leur hébergement et pour les aider à trouver du travail. Véolia a obtenu de son côté un jugement d'expulsion des Roms. Elle pourrait avoir lieu dès le 15 septembre. Et les familles devraient alors être contraintes d'investir un nouveau lieu.