Marseille

Interview de Gilbert Benhayoun

Professeur d'économie à l'université Paul-Cézanne et président du Groupe d'Aix.

Professeur d'économie à l'université Paul-Cézanne et président du Groupe d'Aix, qui se réunit jusqu'à samedi. Qu'est ce que le Groupe d'Aix ?

C'est un collectif d'économistes israéliens, palestiniens et internationaux qui oeuvrent pour un rapprochement économique entre Israël et la Palestine.

Il est né à Aix en 2002 après un séminaire que j'avais organisé à l'université.

Aujourd'hui, pour notre cinquième réunion, quarante experts sont à Aix pour travailler sur la compensation aux réfugiés, Jérusalem, la coopération...

C'est une feuille de route économique.

Quelles sont vos priorités ?

Que l'économie palestinienne rattrape le niveau israélien. Aujourd'hui, le PNB par habitant en Palestine est de 1 000 $ par an, contre 18 000 $ en Israël. En Palestine, 95 % des produits proviennent d'Israël.

Nous conseillons la Palestine afin qu'elle développe une économie indépendante.

Quel impact peut avoir une réunion organisée à Aix ? Nous sommes comme les « think tank » [groupes d'experts indépendants], sans statut juridique ni mandat.

Je remets nos travaux aux ministres des deux côtés ainsi qu'aux institutions internationales.

Je ne peux pas juger de notre impact, mais dans un conflit où la passion prime, l'économie permet un peu de rationalité.

Recueilli par Marilyne Gautronneau