Les travaux du vélodrome, c'est parti

Laurent Berneron

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Les travaux s'étaleront jusqu'en 2014, avec une forte activité durant les périodes estivales.
Les travaux s'étaleront jusqu'en 2014, avec une forte activité durant les périodes estivales. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Les premiers ouvriers sont à pied d'œuvre : les travaux de rénovation et de couverture du stade Vélodrome ont démarré début juin. Hier, alors que Jean-Claude Dassier, le président de l'OM, allait être limogé, les collectivités, la ministre des sports Chantal Jouanno et le consortium Arema, maître d'ouvrage du projet, ont symboliquement posé la première pierre d'un chantier qui doit durer jusqu'à l'été 2014. « Ne nous voilons pas la face, ce chantier sera complexe », a prévenu Martin Bouygues, PDG du groupe du même nom, dont la filiale GFC Construction conduit les opérations. Durant les travaux, le cahier des charges prévoit que le stade continue de recevoir les supporters de l'OM : 44 000 contre 60 000 en tant normal. Cet été, GFC s'attaque au virage nord et à la partie haute de la tribune Ganay. De l'automne au printemps prochain sont prévues la restructuration et la couverture de la tribune Ganay. À l'été 2012, c'est au tour de la tribune Jean Bouin d'être démolie, et au virage nord d'être couvert. De l'automne 2012 à l'été 2014, les ouvriers reconstruiront la tribune Jean Bouin et couvriront le virage sud. À terme, le Vélodrome sera coiffé d'une élégante toiture courbée, et la capacité portée à 67 000 places, dont 6 000 VIP.

Financement
L'opération va coûter 267 millions d'euros, financés grâce à un partenariat public-privé. La ville, qui restera propriétaire de l'équipement, apporte 77 millions d'euros, dont 30 tirés des droits à bâtir accordés au consortium Arema pour des projets aux abords du stade : logements, bureaux, commerces et complexe hôtelier. L'État et le conseil général des Bouches-du-Rhône apportent 30 millions d'euros, la communauté urbaine 20 millions et la région 10 millions. Reste 100 millions d'euros qu'Arema, dans laquelle sont associés Bouygues, la caisse des dépôts et la Caisse d'Epargne, lève auprès de banques, mais que la ville devra rembourser pendant 35 ans. Un « vrai contrat de mariage », selon les termes de Jean-Claude Gaudin. La ville compte augmenter les loyers payés par le club résident et l'organisation d'événements afin de rembourser Arema.