« L'état de santé de la Méditerranée s'améliore »

recueilli par Laurent Berneron

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Martin Guespereau.
Martin Guespereau. — DR

Martin Guespereau est le directeur de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée, qui vient de rendre un rapport sur l'état de santé de la Méditerranée.

Selon vous, la situation écologique de la Méditerranée s'est améliorée depuis les années 1980, comment ?
L'énorme progrès vient des stations d'épuration. A partir de 1990, beaucoup d'efforts ont été faits. Aujourd'hui, on atteint la mise en conformité générale des stations d'épuration.

Pour autant, 20 % du littoral méditerranéen reste en mauvais état écologique. Où cela ?
La moitié des zones qui ne sont pas en bon état se situent autour des agglomérations, des zones portuaires, et aussi au droit des fleuves, comme le Rhône.
Quels types de pollution

touchent ces zones ?
Il y a les pollutions chimiques, comme les métaux, l'arsenic, le plomb… et les pollutions biologiques. La plaisance, la pêche ou la baignade dégradent par exemple les herbiers de posidonie, qui se reconstituent de quelques centimètres par siècle seulement.

Que peut-on faire
pour limiter ces pollutions ?
Tout le monde peut respecter la faune et la flore marines, chaque geste compte. A Marseille, il faudrait aussi faire des bassins d'orage pour ne pas que les eaux de ruissellement débordent dans la mer.

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Pour respecter une directive européenne sur la qualité des eaux, l'agence de l'eau prévoit d'augmenter sa surveillance de la mer, notamment par des observations inédites, dans une zone située à entre un et douze milles nautiques de la côte.