vigilants sur la mise en vente de la raffinerie

AMANDINE RANCOULE

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Une entrée du site pétrochimique.
Une entrée du site pétrochimique. — P.MAGNIEN/20 MINUTES

Après l'annonce la semaine dernière de la mise en vente de la raffinerie LyondellBasell de Berre, qui emploie 350 personnes, les salariés du site pétrochimique se sont réunis hier en assemblée générale. Portée par l'intersyndicale, une motion adoptée à l'unanimité des voix a été transmise à la direction.

Suivre les étapes de la vente
Elle réclame la transparence dans le processus de cession et l'accès à tous les éléments du dossier. « Nous demandons à être acteurs en intervenant à chaque étape du processus de vente », explique Fabien Astier, délégué CGT du personnel au comité d'entreprise. « Nous avons intégré les organisations syndicales en amont en créant un groupe de travail pour suivre les étapes de la vente », précise de son côté la direction. Ce groupe, constitué notamment des cinq syndicats, de la direction des ressources humaines et du directeur, devrait être mis en place dans les prochains jours. « Nous sommes inquiets pour l'avenir du site si toutes les parties ne se mobilisent pas pour trouver un acteur industriel capable d'investir dans les activités de raffinage et de vente de produits pétroliers, et capable de continuer à faire vivre la synergie du site », notent les syndicats. Mardi dernier, la direction avait justifié la décision de mise en vente de la raffinerie par des « résultats inférieurs aux projections économiques faites à l'époque de l'acquisition ». Faux, répliquent les syndicats. Selon eux, la synergie entre la raffinerie et les unités chimiques permet à tout le site de dégager une marge positive.

Histoire

En 2008, le site a été racheté par Basell à Shell. Selon les syndicats, l'absorption de Lyondell par Basell a conduit en 2009 à une « quasi faillite ». Puis le groupe a annoncé l'année dernière des profits de quatre milliards de dollars.