Le bras de fer continue

amandine rancoule

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Un rassemblement de soutien est prévu ce matin à 8 h 30 devant le tribunal de grande instance de Marseille pour le maintien de l'emploi à l'usine de Gémenos. Les salariés de la société de thé et infusion Fralib, menacée de fermeture par le groupe Unilever, assignent une nouvelle fois leur direction devant le juge des référés.

Manque d'informations en cause
« Les membres du comité d'entreprise ne disposent toujours pas d'informations précises, sérieuses et conformes aux dispositions légales », affirme Olivier Leberquier, délégué CGT. Début février, à l'issue d'une première procédure judiciaire le juge avait ordonné à la direction de l'usine de fournir « tous les éléments utiles à apprécier l'activité de la branche ». « Nous nous sommes attachés à répondre de manière détaillée et transparente aux demandes formulées, estime la direction. Nous avons complété au maximum les informations et bien au-delà ». Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) avait aussi été annulé par la justice. Les salariés devraient demander aujourd'hui au tribunal une annulation du nouveau PSE présenté par la société. « Il n'est pas régulier », affirment-ils. A l'issue de l'audience, le tribunal devrait mettre son jugement en délibéré.

reprise

Les salariés planchent toujours sur un plan de reprise de l'usine, avec cessation de la marque « Eléphant » par le groupe, qui s'y refuse.