Une troisième édition axée sur les jeunes

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Parler des génocides en s'adressant à tous. Pour la troisième fois, la Jeunesse arménienne de France (JAF) organise Amnésie internationale, une journée de débats, d'expos et de concerts, samedi au Dock des Suds. « L'idée est de s'adresser autant aux communautés meurtries qu'à l'opinion publique dans son ensemble », explique Pascal Chamassian, président du conseil de coordination des organisations arméniennes de France.

Arméniens, Juifs, Tziganes, Cambodgiens et Rwandais participent. « On veut parler de tous les génocides, sans faire de comparatifs entre les uns et les autres. » Pour la deuxième édition d'Amnésie, il y a deux ans, une jeune Rwandaise rescapée du génocide avait ouvert les débats. « En entendant son récit, les rescapés arméniens ou juifs ont senti que le drame avait recommencé. »

En 2001 et 2004, Amnésie internationale avait accueilli plus de 4 000 personnes. Cette année, l'accent est mis sur les jeunes à travers la programmation musicale. Entre-temps, la JAF a été sollicitée pour organiser Amnésie internationale à Paris et à Barcelone. « On est tentés, mais pour l'instant on n'est pas structurés pour », estime Pascal Chamassian. F. L.