débordée, la CAF ferme pour quinze jours

Laurent berneron

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Les permanences téléphoniques et Internet, ainsi que deux bureaux restent opérationnels.
Les permanences téléphoniques et Internet, ainsi que deux bureaux restent opérationnels. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Douze des quatorze points d'accueil de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône (CAF 13) sont fermés depuis hier pour quinze jours. « C'est une mesure temporaire et exceptionnelle qui s'explique par un pic de charge », indique Julien Orlandini, directeur adjoint de la CAF 13. Selon lui, « 39 000 dossiers » sont en attente de traitement. La CAF 13 souhaite « assainir la situation », avant le basculement des services sur un nouveau dispositif informatique. Rien de grave, prédit Julien Orlandini, qui assure que la CAF a toujours, en moyenne, « 20 000 dossiers » en attente, dont la durée de traitement est de l'ordre de dix jours. un temps de réponse « court », assure le directeur adjoint.

Minimas sociaux
La CAF 13, la plus importante de France, gère 386 000 allocataires, dont 90 500 au RSA. Dernièrement, elle a dû assurer de nouvelles missions. Les bénéficiaires de l'Allocation adulte handicapé sont désormais contrôlés tous les trois mois. Et la CAF a aussi la gestion des impayés de loyers des bénéficiaires de l'allocation logement. « Les CAF absorbent de plus en plus de charge de travail, estime Nicole Gennatiempo, délégué CGT du personnel. Entre 2008 et 2009, le nombre d'allocataires a progressé de 2 %. » Des allocataires qui nécessitent un temps important de traitement, puisqu'ils sont, « pour 40 % d'entre eux, bénéficiaires des minimas sociaux ». Selon Nicole Gennatiempo, la CAF 13 a parfois dû faire face à plus de 80 000 dossiers en attente, qu'il a fallu traiter rapidement : « On a fait de la production au détriment de la qualité du travail », regrette-t-elle. La syndicaliste incrimine aussi la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui ne prévoit le remplacement que d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. « C'est vrai que la demande sociale est forte en raison de la crise, reconnaît Julien Orlandini. Les allers-retours entre situation de travail et de chômage sont de plus en fréquents et donc la gestion plus importante. »