RTM-CUM : torts partagés

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Majorité, opposition et journalistes s'attendaient à du saignant. Mais la chambre régionale des comptes a préféré faire un diagnostic mesuré des finances et du fonctionnement de la RTM. La régie et la CUM, autorité organisatrice des transports, en prennent chacune pour leur grade. D'emblée, la chambre dénonce « les coûts d'exploitation trop élevés » de la RTM : « Les facteurs internes à l'entreprise entraîneraient un surcoût de 10 %. » Avec, en prime, des problèmes d'encaissements qui atteignent 1,1 million d'euros en 2003. Par ailleurs, près des deux tiers des 45 audits commandés par la RTM depuis 1993 ont tout bonnement disparu.

La CUM, pour sa part, aurait scié la branche sur laquelle est assise la RTM en lui versant bien moins que ce qu'elle devait pour financer le renouvellement du matériel. « Les réductions faites tiennent probablement plus compte des contraintes budgétaires [de la ville puis de la CUM] que des besoins réels de la RTM », note la chambre. Enfin, les juges constatent que depuis 1996, année où le sujet avait été évoqué officiellement pour la première fois, la RTM et la CUM n'ont toujours pas réussi à définir un contrat fixant droits et devoirs de chacun. F. L.