jean-Noël Guérini se défend

amandine Rancoule

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Mis en cause dans un rapport incendiaire d'Arnaud Montebourg, député (PS) de Saône-et-Loire, l'ex dirigeant socialiste des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, a été entendu hier matin rue de Solférino à Paris, par la commission d'enquête mise en place par le parti. Le député de Saône-et-Loire, candidat aux primaires socialistes, avait dénoncé des « dérives » dans les pratiques de la fédération, alors tenue par Jean-Noël Guérini. Ce dernier a aussi essuyé les critiques des élus locaux. Patrick Mennucci, maire (PS) du 1er secteur et président du groupe de l'opposition au conseil municipal avait dénoncé « un système clientéliste ». Pendant plus de deux heures, le président du conseil général dont le frère, Alexandre, est incarcéré depuis décembre à la maison d'arrêt de Luynes dans le cadre de l'affaire des marchés publics présumés frauduleux de l'agglomération, s'est expliqué sur ces accusations.

Auditions
« Sur les 44 dossiers du rapport, 40 ont été rejetés par la commission car ils concernent une instruction en cours », a précisé Jean-Noël Guérini sur France 3 Provence Alpes. Il a aussi dénoncé « une campagne de dénigrement relayée par la droite ». Auditionné il y a deux semaines par la commission présidée par Alain Richard, ex ministre (PS) de la Défense, Arnaud Montebourg s'était, lui, félicité d'avoir « détaillé les preuves et les faits, donné des noms de témoins et les sources de ses informations».

calendrier

La commission d'enquête mise en place par le parti socialiste est composée de huit membres. Elle devrait se rendre les 3 et 4 mai à la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, présidée par intérim par Jean-David Ciot. Son rapport devrait être rendu au bureau national le 20 juin.