Les éduc dénoncent « le répressif »

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Les éducateurs de l'établissement pénitencier pour mineurs (EPM) de la Valentine (11e) tirent la sonnette d'alarme. Selon le syndicat national des personnels de l'éducation et du social (Snpes), le taux d'incarcération des personnes mineures est quatre fois supérieur à Marseille par rapport au niveau national, trois fois dans le département et deux fois dans la région. « Il est important de faire passer un message éducatif et d'arrêter d'aller vers le tout carcéral, estime Vincent Massari, secrétaire régional du Snpes. On doit donner davantage de moyens à la politique éducative: la création, en novembre 2007, de la prison pour mineurs a aussi vu la fermeture d'un foyer ». Les éducateurs de la protection judiciaire d ela jeunesse, en grève depuis deux jours, demandent davantage de structures en milieu ouvert et une prise en charge à la sortie de prison pour faciliter la réinsertion. Actuellement, 66 jeunes sont incarcérés pour 60 places. « Contre ce surencombrement », le personnel pénitencier de l'EPM appelle à un rassemblement ce matin à la Valentine.A. R.