Tirs de barrage contre Guérini dans les Bouches-du-Rhône

MARSEILLE A la veille du vote du conseil général des Bouches-du-Rhône, le patron de la fédération PS du département est de nouveau mis en cause pour sa gestion...

Laurent Berneron

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Jean-Noël Guérini, dimanche soir, après le deuxième tour des cantonales.
Jean-Noël Guérini, dimanche soir, après le deuxième tour des cantonales. — P. Magnien / 20 MINUTES

Alors que les militants du PS devaient désigner mardi soir leur candidat à la présidence du conseil général, Jean-Noël Guérini, seul en lice, a essuyé un nouvel épisode de la guerre fratricide à gauche. Arnaud Montebourg, secrétaire du PS à la rénovation, qui a remis récemment à la justice et à Martine Aubry un rapport circonstancié sur la fédération du PS 13, a renouvelé son opposition à voir Jean-Noël Guérini élu à la tête du département. « Lorsqu'on a demandé à Georges Frêche de quitter l'investiture, c'était des broutilles à côté de ce qu'on a en face nous dans les Bouches-du-Rhône », a-t-il lancé au micro de France Inter, à l'adresse de Martine Aubry.

Dans la journée, Europe Écologie Les Verts, mouvement qui n'est pas parvenu dimanche à obtenir un siège au conseil général, a demandé dans une lettre ouverte au PCF de présenter l'un de leurs 6 élus du département contre Jean-Noël Guérini. Enfin, la section française de l'ONG Transparency international, spécialisée dans la lutte contre la corruption, a également écrit à Martine Aubry lui demandant de ne pas apporter le soutien du PS à Jean-Noël Guérini.

Gouvernance partagée
Chez les élus socialistes du département, le silence est de rigueur. Si un renversement de Jean-Noël Guérini est tenté jeudi lors du vote des conseillers généraux, il ne devrait se faire qu'avec les voix de la droite, qui revendiquera alors une « gouvernance partagée », comme à MPM. En attendant, d'autres socialistes anticipent la succession annoncée de Jean-Noël Guérini à la présidence de la fédération. Patrick Mennucci, Eugène Caselli et Sylvie Andrieux lancent aujourd'hui un appel à soutenir Dominique Strauss-Kahn à la présidentielle, dans une fédération qui soutenait jusqu'à présent Martine Aubry.