De l'heroic fantasy au foisonnement des genres

Laurent Berneron

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Le festival organise plusieurs expositions et des rencontres avec les auteurs.
Le festival organise plusieurs expositions et des rencontres avec les auteurs. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Un mois dans les bulles. La 9e édition du festival de la BD d'Aix-en-Provence s'est ouverte mardi pour quatre semaines. L'occasion de découvrir le travail des auteurs locaux, riche mais encore trop méconnu.

L'ouverture des ateliers
Dans le milieu des années 90, le succès de la série Lanfeust de Troy (Editions Soleil), née dans la tête du scénariste aixois Christophe Arleston, marque la scène BD locale du sceau de l'heroic fantasy. Arleston et ses compères Tarquin, Latil et Pellet créent dans la foulée le Gottferdom studio, à Aix, et y animent depuis un mensuel phare du style aventure, Lanfeust Mag. L'expérience aixoise fait école quelques années plus tard à Marseille, avec la création du Zarmatelier, qui fête aujourd'hui ses dix ans. « Avec l'essor du nombre d'auteurs, les ateliers se sont répandus. Les auteurs ne travaillent plus seuls », résume Domas, l'un des membres du Zarmatelier. Le secteur est dynamique : « 5 000 BD nouvelles sortent chaque année en France, contre 500 il y a vingt ans », explique Domas. Mais s'il est « beaucoup plus facile aujourd'hui d'être édité », il reste dur de vivre à 100 % de la BD. Dans la région, les ateliers réunissent donc des auteurs, graphistes ou dessinateurs de presse, dans un foisonnement qui fait « que tous les styles graphiques sont explorés », explique Domas. C'est précisément l'objet du festival. « Plein de choses entrent aujourd'hui dans la démarche créative des auteurs », indique Michel Fraisset, directeur du festival, qui réuni « des auteurs qui font de la broderie, des affichistes style année 30 ou des fans de film de séries Z ».