Ils ne sont pas sur la même longueur d'onde

amandine rancoule

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Des antennes sur un toit aixois.
Des antennes sur un toit aixois. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Ils ne veulent pas d'antennes relais sur leur toit. Des propriétaires de la résidence Beauregard à Aix-en-Provence dénoncent les risques sanitaires liés à l'installation d'antennes sur leur immeuble. « Un opérateur veut louer le toit pour 10 000 € par an pendant douze ans, précise Françoise Gay-Alexandre, du collectif santé Beauregard. Mais nous craignons les dangers sur la santé des habitants, surtout que l'immeuble est situé à une trentaine de mètres d'une école maternelle. »

Des effets sur la santé
Alerté par le collectif, le docteur Patrice Halimi, chirurgien pédiatre à Aix et cofondateur de l'association santé environnement France, pointe en effet « la part de risque ». « Certaines études montrent des dangers, d'autres non, explique-t-il. Selon les études, les troubles peuvent aller de nausées, vertiges ou maux de têtes à des cancers. Par précaution, nous recommandons l'installation des antennes à plus de 300 mètres des premières habitations. Le faisceau ne doit pas non plus être dirigé vers des écoles », indique-t-il. Pour Jean Rinaldi, responsable de l'association Robin des toits en Rhône-Alpes et dans le département, la question est plus tranchée. « Si on avait fait des études sur l'amiante dix ans après l'avoir installée, on aurait pu dire qu'elle ne donnait pas le cancer. Pour faire des mesures tous les jours chez les gens, je peux dire que, oui, il y a des gens malades à cause de la proximité des antennes », estime-t-il. Selon lui, 300 000 antennes sont installées aujourd'hui en France contre 58 000 en 2009.

Limite

Selon l'association Robin des toits, les opérateurs de téléphonie peuvent utiliser entre 41 et 61 volts par mètre. Elle préconise une baisse d'intensité pour une limite à 0,6 V/m. Selon leur test, à 0,1 V/m, un téléphone mobile marcherait.