La CUM accusée de trop donner aux communes

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Le « pacte fondateur », source de tous les maux ? Le débat sur les orientations budgétaires de la communauté urbaine de Marseille (CUM) a abordé hier les questions de fond

Quand la CUM a été créée – dans la douleur – en 2000, Jean-Claude Gaudin s'était engagé à ce qu'une forte part des finances communautaires soit reversée directement aux communes

Cette dotation de solidarité communautaire (DSC) représentait 221 millions d'euros en 2005, sur un budget total de 1,2 milliard

En 2006, la DSC devrait être reconduite à hauteur de 221 millions, alors que la situation financière est jugée « tendue » par le président de la commission Finances

Les dotations de l'Etat augmentent peu, la taxe sur les ordures ménagères est à son maximum, les élections approchent et il ne reste qu'un an pour bénéficier d'une augmentation du taux de la taxe professionnelle (lire ci-dessous)

Pour retrouver des marges de manoeuvre, la gauche demande donc que l'on revoie la DSC

« Le rapport d'orientations budgétaires dit que le niveau élevé de reversement aux communes est “un handicap structurel” de la CUM

Mais il ne tient qu'à vous de le baisser ! » lance François-Noël Bernardi (PS) à la majorité de droite, qui dirige la CUM

Philippe Sanmarco (Convention citoyenne) renvoie dos à dos les maires de tous bords : « Marseille est pauvre, c'est un fait que l'on subit

Mais la DSC, vous l'avez tous voulue, c'est une décision politique ! La reconduire à l'identique, c'est vous enfermer dans votre erreur

» Jean-Claude Gaudin balaie ces arguments : « Le reversement aux communes est un des engagements fondateurs de la CUM

Je le tiendrai

» Frédéric Legrand

Sur les 221 millions d'euros reversés aux communes de la CUM, 174 millions reviennent à Marseille, qui représente 80 % de la population. Le reste est réparti entre les 17 autres communes de la communauté urbaine.