Jean-Claude Gaudin veut «redonner à Marseille ses chances de succès»

© 20 minutes

— 

Pour ses dix ans à la mairie de Marseille, Jean-Claude Gaudin a vécu en 2005 une année difficile. Plusieurs axes majeurs de sa politique ont été contestés dans la rue et devant le tribunal administratif. Sa politique de transports, d’abord, qui prévoit d’étendre le stationnement payant et de créer un tramway. L’installation des horodateurs a suscité un mouvement de fronde chez les riverains. Partie des Catalans (7e), la grogne a peu à peu fédéré tout le centre-ville. Le choix d’une mise en concurrence pour la gestion du tramway a pour sa part entraîné une grève de quarante-six jours à la RTM. Autre axe de la politique Gaudin : le recours à l’incinérateur pour résoudre le problème des déchets sur la communauté urbaine et la fermeture, annoncée pour la fin 2006, de la décharge d’Entressen. Prévu dans la zone industrielle de Fos-sur-Mer, le projet d’incinérateur a rencontré l’opposition farouche des habitants et des élus locaux, qui ont multiplié recours en justice et manifestations. Dans le même temps, avec les grèves à la SNCM et au port autonome, Marseille a vécu deux gros conflits qui ne relèvent pas des compétences municipales mais qui ont endommagé l’économie et l’image de la ville. Une image qui est l’un des axes principaux de la politique de Jean-Claude Gaudin depuis son arrivée à la mairie. Avec le report en 2008 des élections municipales, sa majorité UMP-UDF dispose de deux ans pour boucler ses grands chantiers, tramway en tête, et accélérer les politiques lancées en 2005, notamment en matière de logement. Pour sa première interview en 2006, il détaille à 20 Minutes ses priorités et évoque son avenir politique, qu’il envisage à Paris aussi bien qu’à Marseille Stéphanie Harounyan et Frédéric Legrand